Mathieu Gallissot - Modéliser le concept de confort dans l’habitat intelligent, du multisensoriel au comportement

10:00
Jeudi
26
Avr
2012
Organisé par : 

Mathieu GALLISSOT

Intervenant : 

Mathieu Gallissot - Equipe MULTICOM

Équipes : 

Information détaillée : 

Cette thèse a été réalisée au sein de l’équipe MultiCom du Laboratoire d’Informatique de Grenoble et de l’entreprise SIRLAN Technologies.

Soutenance dans l’amphithéâtre du CTL, le jeudi 26 Avril à 10h00. 


Membres du jury :

  • M. Norbert NOURY - Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1 - Rapporteur
  • M. Eric CAMPO - Professeur à l’Université de Toulouse II - Rapporteur
  • M. Christophe KOLSKI - Professeur à l’Université de Valenciennes - Examinateur
  • Mme. Joëlle COUTAZ - Professeur à l’Université Joseph Fourier - Examinateur
  • M. Claude MATINAL - Fondateur de SIRLAN Technologies - Invité
  • M. Jean CAELEN - Directeur de Recherches CNRS - Directeur de Thèse
Résumé : 

La notion de confort dans les habitats est une problématique majeure pour résoudre des problèmes écologiques (consommation et émissions des bâtiments), économiques (réduction de coûts d’exploitation) et sociaux (maintien et assistance à domicile) qui définissent le développement durable. Cependant, cette notion de confort est complexe, par le nombre de paramètres qu’elle intègre, paramètres à la fois humains (perception) et physiques (mesure). Notre étude vise à modéliser cette notion de confort dans un contexte d’habitat intelligent.

L’habitat intelligent émerge depuis le début des années 2000, et se positionne en héritier de la domotique, bénéficiant des progrès technologiques illustrés par l’informatique ubiquitaire et l’intelligence artificielle, concepts formants l’intelligence ambiante. La première partie de notre étude consiste à définir l’habitat intelligent, en formalisant les acquis (domotique) et les problématiques de recherche, sous l’angle de la représentation de connaissances par les modèles. Notre approche du bâtiment intelligent nous a permis de définir un cadre d’interopérabilité : un intergiciel capable de concentrer les paramètres et commandes d’un environnement. Cette interopérabilité est nécessaire de par l’hétérogénéité des objets communicants qui composent un habitat : hétérogénéité des applications, des protocoles de communication, de savoir-faire et d’usages.

Les travaux réalisés dans cette première partie de l’étude nous ont permis d’instrumenter une plate-forme d’expérimentation : la plateforme Domus. Ainsi, en reconstituant un appartement, et en le dotant d’objets communicants, nous avons pu mettre en œuvre, par le biais de l’interopérabilité, un environnement intelligent, environnement qui se caractérise par une forte densité d’information et une capacité de réaction. La réalisation de cette plate-forme est nécessaire pour aborder des thématiques diverses liées à l’habitat, comme le confort. En effet, l’intelligence ambiante apporte une nouvelle dimension dans ce cadre de recherche : l’ubiquité. La densité croissante de capteurs nous permet de collecter plus d’informations, non seulement sur l’environnement mais également sur l’utilisateur et son comportement, définissant ainsi une nouvelle approche du confort : le confort adaptatif.

Les travaux sur l’étude du confort dans les bâtiments se focalisent sur le confort thermique. Dans nos travaux, nous avons voulu nous intéresser au confort multisensoriel. Celui-ci permet d’une part de prendre en compte l’ensemble des paramètres qui agrémentent un environnement (l’air, le son, la vue) mais permet également de nous intéresser aux effets sensoriels croisés que peuvent induire ces modalités sur l’occupant. Par exemple, on soupçonne la température d’éclairage (éclairage rouge/chaud, éclairage bleu/froid) d’avoir une incidence sur la perception thermique. Des expérimentations ont en effet démontré l’approche pratique et l’approche théorique de ces effets multisensoriels.

La mise en place de notre cadre d’interopérabilité, en première partie, dans la plateforme Domus et les résultats de nos évaluations expérimentales, en seconde partie, sur le confort réalisés dans cette même plateforme, nous permettent de participer à la définition d’un « confort-mètre », qui s’appuie à la fois sur les capteurs, les objets de l’habitat et la perception des habitants.