Yuko Sasa - Intelligence Socio-Affective pour un Robot: primitives langagières pour une interaction évolutive d’un robot de l’habitat intelligent

11:30
Vendredi
26
Jan
2018
Organisé par : 
Yuko Sasa
Intervenant : 
Yuko Sasa
Équipes : 
Information détaillée : 

Jury:

  • Mme Martine Adda-Decker, professeur, Université Paris III, LPP/CNRS, président
  • Mr. Mohamed Chetouani, professeur, Université Paris IV, ISIR, rapporteur
  • Mr. Daniel Luzzati, professeur émérite, Université du Maine, LIUM, rapporteur
  • Mme Véronique Aubergé, chargée de recherche, CNRS, Université Grenoble Alpes, LIG, directeur de thèse
  • Mr. Gang Feng, professeur, Université Grenoble Alpes, Gipsa-lab, co-directeur de thèse
  • Mr. Yoshinori Sagisaka, professeur, Université Waseda, GITS, co-encadrant de thèse

Invités:

  • Mr. Vincent Rialle
    Maître de conférences praticien hospitalier émérite, CHU Grenoble Alpes, Université Grenoble Alpes
  • Mr. Florian Nebout
    Ingénieur R&D et Services Manager, Awabot, Villeurbanne
Réalisation technique : Antoine Orlandi | Tous droits réservés
Résumé : 

Comment les humains rentrent-t-ils en relation communicante ? Certains « bruits de bouche » porteraient l’essence de mélodies qui constitueraient des primitives : ce sont outils porteurs de socio-affects intentionnels capables de lier les personnes par une « glu socio-affective ». Ce lien serait comme un canal, qui s’il n’existe pas, ne peut pas véhiculer les éléments du langage (les mots, la voix, le regard, les expressions faciales, la posture, etc.). Dans cette étude, le robot Emox est utilisé comme un moyen d’observation, de capture et de simulation de la glu, pour instrumenter ce phénomène. Dans le rôle de majordome domotique d’un habitat intelligent, Emox est introduit auprès d’une trentaine de personnes âgées, fragilisées par un isolement relationnel. À travers les commandes vocales, les interactions, qui sont contrôlées pour le robot, mais spontanées pour les personnes, changent progressivement. Leurs variations multimodales d’expressions communicantes, et l’évolution de la glu socio-affective sont ainsi mesurées, analysées et modélisées dans un système de dialogue basé sur la courbe de glu : le robot ne naît pas compagnon, mais il le devient au fil de ses interactions avec l’humain. À terme, ce système est dédié à évoluer sur long terme, dans notre quotidien où la communication humaine fabrique cette glu. Mais l’éthique de son développement ne peut se construire que collectivement et collaborativement.